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Au Nigeria, les officiels devront rouler plus vert

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Des voitures font la queue en raison d’une pénurie d’essence suite à l’importation d’essence toxique à Abuja, au Nigeria, le 16 février 2022. (Image d’illustration)

Au Nigeria, le président Bola Tinubu s’apprête à lancer un ambitieux programme pour généraliser les véhicules fonctionnant au gaz naturel comprimé dans le pays. Ce « Programme présidentiel GNC », lancé en octobre, obligera bientôt les ministères, les gouvernements locaux et les agences étatiques à ne plus acheter que des véhicules fonctionnant au gaz naturel. Une alternative nécessaire, alors que le Nigeria fait toujours régulièrement face à de graves pénuries de carburant.

Les officiels devront montrer l’exemple pour mener à bien la transition énergétique au Nigeria. Une directive validée, lundi 14 mai, ordonne que ministères et administrations n’achètent plus que des véhicules fonctionnant au gaz naturel comprimé (GNC), à l’énergie solaire ou à l’électricité. « Cela commence avec nous, et s’ils voient que nous sommes sérieux, les Nigérians suivront notre exemple », a déclaré le chef de l’État par la voix de son porte-parole.

50 millions de dollars investis

Depuis son arrivée au pouvoir, le président Bola Tinubu s’est montré consistant dans sa volonté de mieux exploiter les ressources gazières du Nigeria afin de faire baisser le prix des transports publics et de mettre fin aux pénuries de carburant à répétition. La première phase du programme présidentiel GNC doit être lancée avant la fin du mois de mai, avec la mise en circulation de 800 bus et 4 000 tuk-tuks fonctionnant au gaz naturel comprimé ainsi que de 100 bus électriques.

Le secteur privé s’est déjà engagé à investir cinquante millions de dollars pour densifier le réseau de distribution du GNC au Nigeria. Selon Mickaël Vogel, analyste pour le cabinet Hawilti à Lagos, le pays possède déjà les infrastructures nécessaires pour fournir les sites industriels en gaz naturel, mais les stations de ravitaillement pour les véhicules sont encore bien trop rares.

Immense défi

Reste aussi que sortir l’ensemble du géant ouest-africain des véhicules à motorisation thermiques sera un immense défi : douze millions de voitures étaient officiellement immatriculées au Nigeria selon les dernières statistiques qui datent de 2018.

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