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Opel Frontera : à bord du cousin allemand du Citroën C3 Aircross

Depuis la publication des premières photos début avril, nous avons pu rencontrer “en vrai” le nouveau Frontera d’Opel. L’occasion de vérifier ce que ce cousin du Citroën C3 Aircross a dans le ventre, et d’en savoir plus sur sa gamme de motorisations et son positionnement.

Début avril, Opel dévoilait quelques images de son Frontera, le remplaçant du Crossland à l’allure de monospace et concurrencé en interne par le Mokka (4,15 m) depuis 2021. Il n’a absolument rien à voir avec l’ancien Frontera, ce 4×4 produit entre 1991 et 2004 et fabriqué sous l’ère General Motors, avec une base Isuzu. Cette fois, le SUV urbain est un cousin du C3 Aircross, et reprend de nombreux éléments à commencer par sa plateforme grâce aux synergies chez Stellantis.

L’Opel est d’ailleurs officiellement révélé en premier, même si on a déjà une idée du design du Citroën puisque la marque a également partagé quelques photos mi-avril. Nous avons pu le rencontrer en studio dans le fief de la marque allemande, à Rüsselsheim. Le SUV grandit par rapport au Crossland (4,21 m) qu’il remplace puisqu’il affiche 4,38 m de long. Il partage son vitrage latéral avec le C3 Aircross, notamment au niveau de la custode où l’on retrouve les mêmes rondeurs très marquées. Idem pour le capot sculpté, les passages de roues traités en noir, les poignées de porte ou encore les épaulements marqués à l’arrière depuis les feux vers la poignée de porte.

Nouvelles signatures

opel frontera : à bord du cousin allemand du citroën c3 aircross

En revanche, l’Opel conserve quelques spécificités. A l’avant, il est d’ailleurs le premier modèle de série d’Opel à s’équiper du nouveau logo de la marque, avec un Blitz affiné et plus stylisé. Ce logo vient s’apposer sur un Vizor, l’élément noir entre les optiques désormais traditionnel chez le constructeur. Les phares sont également spécifiques à Opel, avec une signature lumineuse en L proche des autres modèles comme l’Astra ou le nouveau Grandland, tandis que les projecteurs EcoLED sont plus imposants que chez Citroën. Le pare-chocs intègre des ouvertures sous le Vizor et sous la plaque, tandis que de faux inserts verticaux sont placés de chaque côté.

A l’arrière, les feux séparés à l’arrière rappellent des modèles de Genesis, la marque de luxe du groupe Hyundai. Opel nomme cette nouvelle signature “wing”. Le logo Frontera est inscrit en toutes lettres en bas du hayon (sans être directement embossé comme pour le Grandland), tandis que le nouvel emblème Opel est placé au centre. Des barres de toit optionnelles peuvent embarquer jusqu’à 240 kg sur le toit, et semblent plus fines que chez Citroën. Les passages de roues en plastique noir et les sabots argentés façon aluminium rappellent qu’il s’agit d’un SUV, même s’il n’a pas de capacité de franchissement et se contente d’une architecture traction. Le SUV urbain allemand bénéficie de jantes allant jusqu’à 17 pouces. Moritz Oswald, chef produit de la marque, nous précise que le Frontera n’embarque aucun chrome à l’extérieur, et privilégie des plastiques recyclés. Enfin, comme le C3 Aircross, l’Opel Frontera peut être personnalisé avec des teintes de carrosserie bi-ton associant des couleurs vives à un toit noir ou blanc.

Une planche de bord spécifique

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A bord, le Frontera s’équipe d’une planche de bord moderne, comprenant deux écrans de 10 pouces chacun accolés (le Pure Panel chez Opel) pour les compteurs et le système multimédia. Les versions d’entrée de gamme n’ont droit qu’à un support de smartphone au lieu de l’écran central, comme c’est le cas chez Dacia par exemple. Les matériaux sont plutôt basiques, avec des plastiques facilement rayables et quelques inserts noir laqué qui prennent vite la poussière et les traces de doigts. Autour de la console centrale se trouve un bandeau en tissu qui retient les objets plus gros comme des tablettes. La console intègre d’ailleurs le petit sélecteur de rapports comme les autres modèles du groupe Stellantis. Quelques rangements sont disséminés entre les passagers ou dans les contreportes, mais ne semblent pas immenses. Les boutons physiques de climatisation sont heureusement conservés, ainsi que plusieurs commandes sur le nouveau volant multifonction. Le Frontera offre également deux ports USB à l’avant et deux à l’arrière, ainsi qu’un chargeur de smartphone à induction dans la console centrale selon la finition.

La version 7 places confirmée

opel frontera : à bord du cousin allemand du citroën c3 aircross

Opel est fidèle à sa réputation et propose des sièges “intelli-seat” certifiés AGR (une association allemande de prévention du mal de dos). Ils comprennent une assise en deux parties pour réduire la fatigue et le mal de dos, et sont en partie fabriqués à partir de matériaux recyclés. Le maintien latéral des sièges est particulièrement étudié pour être “autobahn-proof” (à l’aise sur l’autoroute) quelle que soit la vitesse, un critère important pour les Allemands qui ont droit à des portions sans limitation de vitesse. Enfin, des pochettes dédiées aux smartphones sont intégrées au dos des sièges avant.

La modularité est plutôt bonne pour un SUV de cette catégorie, avec une banquette divisée en 60/40 mais pas coulissante. En revanche, le plancher est modulable, ce qui permet de dégager un bon volume de coffre : entre 460 litres en configuration 5 places et 1 600 litres lorsque la banquette arrière est rabattue. Opel confirme également qu’une version 7 places est au programme, comme pour le Citroën C3 Aircross.

Micro-hybride ou électrique, au choix

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Côté moteurs, c’était encore la grande inconnue. On savait seulement que le Frontera aurait droit à de l’essence micro-hybride 48V de 100 ou 136 ch à boîte automatique comme le reste du groupe Stellantis, ou bien une version 100% électrique. Celle-ci est représentée par le bloc de 113 ch partagé avec la ë-C3, au lieu de la motorisation habituelle de 156 ch sur les Corsa et Astra. Grâce à sa batterie à la capacité encore inconnue (potentiellement 44 kWh comme la ë-C3), elle offrirait un peu plus de 300 km d’autonomie selon le cycle WLTP et jusqu’à 400 km avec une version “grande autonomie” à la batterie. Côté recharge, Opel annonce une puissance de 100 kW et un passage de 10 à 80% en 30 minutes environ. La palette ne compte pas de diesel, comme c’est le cas sur les autres SUV urbains du groupe et chez la plupart des concurrents (Renault Captur, Peugeot 2008, Ford Puma…).

Opel ne donne pas encore d’indications sur la gamme et les tarifs de ce nouveau Frontera. On en saura un peu plus d’ici la commercialisation, prévue entre septembre et octobre prochain. Mais on peut déjà estimer ce nouveau venu en dessous des 25 000 € pour la version thermique d’entrée de gamme, tandis que l’électrique serait placé sous la barre des 30 000 €.

Photos : DR.

 

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