Finance

Un grand équipementier français lié à Stellantis en difficulté, des centaines d'emplois menacés

un grand équipementier français lié à stellantis en difficulté, des centaines d'emplois menacés

L’entreprise fournit notamment des pièces pour Stellantis

Une grande entreprise, particulièrement liée à Stellantis, rencontre de lourdes difficultés. Elle vient d’être placée en liquidation judiciaire et 280 emplois sont menacés. Le gouvernement pousse des entreprises à accompagner les salariés en question.

C’est un sous-traitant important du groupe automobile Stellantis qui vient d’être placé en liquidation judiciaire et dont l’avenir est incertain. MA France, dernière usine automobile de Seine-Saint-Denis, vient de cesser ses activités. L’entreprise est en attente de sa liquidation par des mandataires.

Cela fait suite à une longue grève, initiée dès le 17 avril, par les salariés de l’entreprise. Ceci afin de sauver leurs 280 emplois. Une centaine d’employés ont d’ailleurs convergé vers le tribunal judiciaire de Bobigny (Seine-Saint-Denis) ce lundi après-midi, afin de demander au procureur de faire appel de la décision de cessation d’activité.

En milieu d’après-midi, une délégation de l’équipementier était même reçue par le procureur. Les députées LFI Aurélie Trouvé et Nadège Abomangoli étaient également présentes un peu plus tôt. Elles enjoignaient le préfet de Seine-Saint-Denis à relancer “un dialogue social avec les salariés”.

Stellantis pour sauver MA France ?

Face à cette situation, l’exécutif a demandé, via Roland Lescure, ministre de l’industrie, à Stellantis et à Renault, d’accompagner les salariés de MA France. Ceci est arrivé en marge de la signature du contrat de filière automobile à Bercy, il y a une semaine.

Rappelons pourtant que la mobilisation des salariés a mis à l’arrêt trois usines de Stellantis. Ceci durant plusieurs semaines. 80% des pièces sortant de MA France étaient effectivement destinées à ce groupe automobile.

Et Stellantis de détailler les difficultés de MA France. L’entreprise “rencontre des difficultés structurelles de compétitivité, qui l’handicapent dans l’acquisition de nouveaux marchés. Le contexte inflationniste (matière, main d’oeuvre, énergie) impacte d’autre part sa rentabilité.”

Dans le même temps, les syndicats s’opposent au groupe et à sa politique de délocalisation. L'”emboutissage est repris par les usines Stellantis en Europe”, précisait un porte-parole du groupe à BFMTV. De quoi faire sortir les syndicats de leurs gonds.

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