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Volkswagen Passat

Prise en main - Nouvelle Volkswagen Passat (2024) : l'agréable péniche…

Ras le bol des SUV électriques ? Volkswagen vous propose un saut dans le temps avec cette neuvième génération de Passat SW, consensuelle, trop grande et recevant notamment des moteurs diesels d'une autre époque, mais finalement attachante, comme nous avons pu le constater avec ce premier galop d'essai d'une version TDI 150 DSG7… 

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Il y a encore dix ans, la Passat figurait parmi les véhicules familiaux les plus recommandables grâce à son confort élevé, ses capacités de chargement importantes (en particulier en version break SW) et ses moteurs TDI, ultra-sobres, et agréables à vivre dans l’ensemble, surtout avec une boîte auto. DSG. Hélas pour elle, la demande a évolué : fini la position de conduite à ras du sol, on préfère la position surélevée et l’apparence robuste d’un SUV tel que le petit frère Tiguan.

L’énergie des moteurs aussi, a changé : depuis le Dieselgate, le TDI n’est plus en odeur de sainteté, et il a fallu à la Passat repasser à l’essence et se convertir à l’hybride. Mais évidemment, cela ne suffit plus : aujourd’hui, l’heure est à l’électrique et à la glorification, en interne, d’une ID.7 annoncée comme une grande voyageuse zéro émission.

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Esthétiquement, la nouvelle Passat se rapproche de ses frangines ID sans émission. Ses 4,91 m de long la rendent difficile à garer malgré un diamètre de braquage correct.

Mais cela n’empêche pas la familiale historique de VW de résister encore et toujours avec une toute nouvelle génération et les recettes qui ont fait son succès. Ainsi le neuvième opus propose-t-il, au côté d’une motorisation 1.5 eTSI microhybride (déjà essayée dans la Golf et le nouveau Tiguan), un “bon vieux” 2.0 TDI 150 ch apte à faire voyager les grands rouleurs sans participation de la fée électricité.

La proposition apparaît d’autant plus déconnectée que la Passat prend désormais forcément la forme d’un break immense de 4,91 m de long (2 cm de plus qu’avant) à l’apparence banale, le profil demeurant consensuel, de même que le regard rappelant les modèles ID maison.

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La place ne manque pas, la banquette est creusée et l’on dispose de stores pare-soleil, d’un réglage de clim et de nombreuses poches sur les dossiers. Le support de smartphone sur l’accoudoir central est inédit.

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Le coffre a gagné 40 litres, soit 690 dm3 une fois le plancher au plus bas. Et en rabattant les dossiers grâce aux tirettes latérales, on obtient à la fois un plancher plat et 1 920 litres. De quoi faire pâlir bien des SUV…

Pour autant, on se sent rapidement à l’aise à son volant. L’écran central de notre modèle d’essai, trop grand (15 pouces), attire le regard, mais reste systématiquement optionnel, y compris en haut de gamme (12,9 pouces de série). Quoi qu’il en soit, la position de conduite typique d’une berline est parfaite. Certes, il faut descendre dans l’habitacle, et l’on ne domine pas la route, mais on a l’impression de faire corps avec son véhicule.

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Au volant : la machine à voyager loin dans le temps

Le réveil du moteur également, renvoie à une autre époque, avec un bourdonnement typique d’un diesel, heureusement peu envahissant grâce à une bonne isolation des bruits et vibrations. Bien sûr, c’est moins zen que de démarrer une ID.7, mais l’annonce d’une autonomie supérieure à 1 200 km au compteur (réservoir de 66 litres) a, elle aussi, des vertus tranquillisantes… D’autre part, l’ensemble mécanique demeure agréable.

Certes, on ne profite pas du couple instantané d’une machine électrique, et l’on ressent toujours quelques passages de rapports, mais on bénéficie de davantage de réactivité qu’avec le 1.5 eTSI, plus creux à bas régime : dès 1 500 tr/mn, le diesel pousse efficacement, ce qui limite grandement les rétrogradages, y compris lors des insertions sur voies rapides ou dans les montées. Et quoi qu’on en dise, la boîte DSG fait toujours le maximum pour se faire oublier. Enfin, en affichant 5,5 l/100 km en moyenne sur tous types de route, y compris les grands axes, l’ordinateur de bord confirme la capacité de voyager, désormais exceptionnelle, de la Passat TDI.

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Ce grand écran est trop envahissant mais optionnel. Quoi qu’il en soit, la position de conduite typique d’une berline est parfaite, même si l’on domine moins la route que dans un SUV. On apprécie également la fabrication sérieuse.

D’autre part, la Passat fait preuve d’un confort remarquable, du moins avec l’inédite suspension pilotée à deux valves (980 à 1 210 €) qui adapte en continu et en quelques millisecondes la compression et la détente de chaque amortisseur. Quelles que soient les bosses rencontrées, le système travaille mieux que celui de l’ancien modèle, même si l’on peut ressentir parfois quelques secousses et trépidations.

Quoi qu’il en soit, contrairement à des SUV et/ou des modèles électriques, le poids relativement réduit de l’auto (1 678 kg), conjugué à un centre de gravité bas, garantit une belle souplesse, ce que nous avons pu confirmer en reprenant le volant d’un Tiguan, moins prévenant dans l’ensemble malgré une suspension aussi perfectionnée.

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La position, le centre de gravité bas et le moelleux de la nouvelle suspension à deux valves optionnelle garantissent un compromis confort/plaisir de conduire que les SUV peinent à trouver, surtout les électriques.

Bien entendu, ces propriétés assurent également un comportement routier efficace. Certes, on ressent toujours aussi peu de choses dans le volant, mais la direction, franche, guide un train avant réactif et accrocheur, alors que la suspension contient bien le roulis en mode Sport pour une plus grande réactivité à l’inscription et des trajectoires précises en appui. Il n’y a qu’à conduire un Tiguan dans la foulée pour mesurer les bienfaits de cette plus pertinente répartition des masses…

Certes, la mode est aux SUV, plus pratiques, et le thermique pollue l’air ambiant, mais il faut reconnaître qu’un grand break diesel tel que cette Passat a de quoi ravir les grands rouleurs. Par ailleurs, même si la vignette indique toujours Crit’Air 2, elle aura sa place dans les ZFE des centres-villes pendant encore quelque temps, sachant que les calendriers les plus sévères sont régulièrement revus. Reste à accepter des tarifs toujours plus ambitieux : de 50 490 € à 57 290 € selon les finitions, auxquels s’ajoutent des malus compris entre 780 € et 1 270 €…

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