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A/R domicile-travail : la voiture essentielle à 75 % des actifs

Pour la 7e année, Alphabet France s'est allié à l'Ifop afin de livrer un point de vue sur les trajets domicile-travail. Ce baromètre 2023 livre plusieurs enseignements : sur l'utilisation de la voiture, sur la propension actuelle à rouler en électrique et sur la place des mobilités alternatives, entre autres.

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Selon le Baromètre 2023 Alphabet-Ifop, 75 % des actifs français utilisent une voiture pour leurs déplacements domicile-travail – Crédit DR

L’édition 2023 du Baromètre Alphabet-Ifop vient de paraître. Le loueur et fournisseur de solutions de mobilité au service des entreprises s’est associé à l’institut d’opinion. Objectif : connaître les modes de déplacement qu’utilisent les Français pour se rendre au travail, mais aussi, connaître les raisons qui motivent leurs choix.

La voiture, très largement

L’étude regorge de faits et chiffres clés. On apprend tout d’abord que la voiture occupe toujours une place prépondérante dans les habitudes. 75% des actifs français utilisent en effet une voiture dans le cadre de leurs trajets domicile-travail. Cette proportion reste stable depuis la crise sanitaire de 2020. On retient aussi qu’elle est en baisse de 6 points par rapport à 2017 (81 %), et en hausse de 3 points par rapport à 2019 (72 %).

Si la voiture conserve le leadership dans la circulation, Alphabet et l’Ifop observent cependant de fortes disparités selon les territoires. Ainsi, quand seulement 51 % des actifs franciliens disent privilégier ce mode de déplacement, ils sont à l’inverse 84 % à déclarer l’utiliser dans le quart nord-ouest du pays. Même tendance en ce qui concerne les grande villes. La voiture est moins utilisée dans les plus grandes agglomérations (de plus de 100 000 habitants) que dans les autres : 64 % vs 85 %.

90 % roulent en thermique

Sur ce sujet de la voiture, le Baromètre 2023 livre d’autres données éclairantes. Il souligne notamment la pérennité et le poids des caburations thermiques à l’échelle nationale. 90 % des sondés qui utilisent une voiture pour se rendre au travail confient encore rouler à bord de modèles essence (39 %) ou diesel (51%).Cette part du thermique diminue cependant en Ile-de-France où les voitures électrifiées englobent localement 16 % des usages.

Parmi les personnes questionnées, 57 % confient à ce stade ne pas se sentir prêtes à passer à l’électrique. Elles invoquent un coût d’achat élevé (pour 67%), le manque de bornes de recharge (42 %), l’impossibilité d’accès aux bornes (36%), des temps de recharge trop longs ou des niveaux d’autonomie trop faibles (38 % le pensent) pour les distances à parcourir. En outre, près de la moitié (49 %) affichent carrément leur défiance quant aux vertus écologiques revendiquées par les voitures électriques.

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Le Baromètre met par ailleurs en perspective le fait que seulement 9 % des actifs interrogés (ils étaient 11 % en 2022) disposent d’une voiture de fonction ou de service au niveau national, des modèles qui, soit dit en passant, sont quant à eux électrifiés à 21 %, selon les témoignages recueillis.

Quid des autres mobilités ?

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En matière de solutions alternatives, 26 % des sondés déclarent opter pour des déplacements “doux”, tels que le vélo notamment. Crédit Fotolia

L’enquête, menée auprès de 1001 actifs français âgés de 18 ans et plus, illustre par ailleurs le positionnement actuel des autres sources de mobilité. On apprend, sur ce plan, que 21 % des sondés disent utiliser les transports en commun pour aller au travail. Avec des disparités en termes d’habitude et de contexte là-encore, principalement selon la proximité d’accès à ces services publics. Ils seraient ainsi 49 % d’utilisateurs en région parisienne, et seulement 9 % dans le sud-ouest de l’hexagone.

Autre chiffre lié aux solutions alternatives : 26 % des sondés déclarent opter pour des modes de déplacement dits “doux” (comme la marche, le vélo ou la trotinette) là où 6 % préfèrent enfourcher leurs deux ou trois roues motorisés.

En matière de mobilité globale, on récapitule donc : 75 % des usagers privilégient actuellement la voiture, 21 % les transports en commun, 26 % les déplacements “doux” et 6 % les deux ou trois roues motorisés. Vous l’avez compris, cela dépasse largement les 100 % de suffrages… Certes, mais rien d’étonnant en réalité. Alphabet en convient même volontiers. ” Cela s’explique par la multimodalité “, précise clairement l’enseigne. ” En effet, 29% des actifs interrogés précisent utiliser deux moyens de déplacement différents ou plus pour effectuer leurs trajets domicile-travail.”

Autres chiffres en bref

Enfin, focus sur quelques autres statistiques, liées cette fois davantage à la prise en charge de la mobilité par les entreprises. Il apparaît que 56% des actifs déclarent bénéficier d’au moins une solution de mobilité via leur entreprise (c’est trois points de moins qu’en 2022). Pour 60% d’entre eux, l’économie financière représente le principal avantage (contre 52% en 2022 et 43 % en 2020), indique l’étude. L’inflation a en cela sensiblement accentué cette préoccupation pécuniaire.

Dans le détail de cette multimodalité, 29% des actifs interrogés témoignent avoir recouru ou recourir au covoiturage (qui plus est, entre salariés) pour effectuer leurs allers-retours domicile-travail. Parallèlement, 26 % des sondés (24 % en 2022) disent bénéficier du remboursement de leurs titres de transports en commun ; 16 % attestent de la prise en charge de leurs frais kilométriques (20 % en 2022) tandis que 11 % des sondés expliquent profiter d’un budget ou forfait mobilité.

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